La Conscience

La conscience : habiter chez soi entre agir et laisser venir

Etre au monde du plus jeune âge au grande âge c’est faire des expériences d’une haute intensité, Etre au monde du plus jeune âge au grande âge c’est faire des expériences d’une haute intensité, d’une grande profondeur d’émotions, c’est apprendre des autres et de soi. C’est croire sans preuves, c’est acquérir un langage sur des objets, des choses, sur soi, les autres… et en même temps, c’est ne pas toujours avoir la capacité de tout comprendre et traiter. Cela s’inscrit, s’ancre quelque part. Quelque part ! Et où exactement ? Si on pose la question du « où », on pose la question d’un espace. Ainsi être au monde serait la traversée en temps et en l’espace de ce que l’on appelle la vie. Et c’est quoi en fait ?

La vie est peut-être un processus émergeant et disparaissant constamment que l’on peut sentir, sur lequel on peut agir, qui nous mobilise, dont on peut sentir les effets, et que l’on peut résumer, en disant, c’est moi. C’est flou et en même temps très précis. Car dire c’est moi, c’est dire que je me reconnais dans cette vie ou plus exactement dans les formes de cette vie qui me traverse. Ces formes pouvant être des émotions, des sensations, un corps que je reconnais, des pensées que j’ai, une motricité du plus proche où je me touche le bras par exemple, au plus loin, quand mes pensées rejoignent l’autre ou que j’imagine le futur. Du plus concret également, un bras c’est du concret, à une forme moins palpable et cependant faite d’une certaine matière psychique et émotionnelle. Tout cela je l’appelle moi. C’est ce qui illustre les différentes formes possibles « du vivre » assemblées dans un corps éclairant ce qui l’anime, et que j’appelle la vie.

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Régine CLUDY 

DIrectrice pédagogique de Savoir Psy. Gestalthérapeute. D.U. de Phénoménologie psychiatrique.