Et si vous changiez de métier pour devenir thérapeute ?

Nous sommes de plus en plus à nous poser cette question. Poussés par les nécessités du marché de l’emploi, par la demande qui décroit dans le secteur où nous exerçons, par les circonstances de la vie, parce que nous nous interrogeons sur nos choix de jeunesse, sur les buts que nous poursuivons, nous nous posons cette question parfois de façon pressante. Mais il faut bien le dire, après la question « faut-il que je me réoriente ? », viennent les rêves de changement et aussi, très vite la question cruciale : Comment faire ?

Ainsi, entre nécessité et désir de changer, le curseur penche d’un côté ou de l’autre. Changer de métier impliquera d’apprendre à nouveau de façon plus formelle, volontaire,  de sortir de notre zone de confort, pour affronter espoirs et rêves, mais aussi  malaise,  questions,  bouleversements de tous ordres. 

Alors changer de métier peut-être, mais choisir de devenir thérapeute ? Comment  trouver sa place et choisir d’exercer ce métier, où l’humain est au centre alors qu’il n’est plus une priorité sociale ?  Quand la société propose d’autres recours dont les résultats sont prouvés scientifiquement et immédiatement applicables ?

Est-ce que ce projet est réaliste ? La thérapie est un processus dans la durée, prometteur d’avenir, mais rien n’est garanti pour celui qui s’y engage.

De plus ce n’est pas seulement acquérir des connaissances et apprendre une méthode, c’est aussi envisager une réorientation de son existence, en interrogeant cette existence même.

C’est entamer une quête, s’interroger sur nos croyances, nos valeurs, nos limites, nos possibilités, notre inscription et implication dans la société avec ce statut. C’est aussi s’engager dans et par la relation humaine.